Evolution des réseaux télécom filaires

Afin de mieux comprendre l’évolution des réseaux filaires, nous avons pensé qu’il serait intéressant de vous présenter ici les différentes technologies qui se sont succédées pour apporter de plus en plus de services et de puissance. Ces technologies sont pour la plupart utilisées dans les ascenseurs ou sur le point de l’être pour assurer la liaison des téléalarmes aux Centrales de veille.

 

L’ère du RTC « Réseau Téléphonique Commuté »

Sur le réseau national, jusque dans les années 80, les appels voix entre les deux abonnés étaient convertis en signaux électriques (fréquences analogiques). Ces signaux étaient acheminés sur des circuits physiques et un lien électrique était établi entre les deux téléphones via un support conducteur en cuivre.

L’ère du RNIS « Réseau Numérique à Intégration de Services »

Dans les années 80, une nouvelle technologie permettant une conversion numérique (binaire)  du signal analogique arrive sur le marché national.  Cette technologie permet de faire passer plusieurs  « services » : appels voix, vidéo ou de données sur un seul et même lien (jusqu’à 30 services simultanés  peuvent être acheminés numériquement  sur des canaux B), un canal supplémentaire  (appelé canal D)  étant réservé à la signalisation de ces services.  Il est également possible d’allouer dynamiquement les 30 canaux pour un seul service (transfert de fichier etc.).

Initialement, une offre est commercialisée par l’opérateur historique sous l’appellation « Numéris ». Ces offres sont plus connues sous les appellations  commerciales « accès de base»  ou « accès primaire ». La première, l’offre « accès de base » à une capacité de 2 canaux. Elle est aussi nommée dans le jargon technique « T0 ». La seconde, l’« accès primaire » offre une capacité de 30 canaux. Elle est aussi nommée dans le jargon technique « T2 ».

Il n’est plus nécessaire d’installer physiquement 30 lignes et prises physiques RTC chez le client pour avoir la capacité de 30 appels, mais seulement un seul et même lien « spécialisé ».  Ce type de lien s’interconnecte de façon standardisée avec  l’équipement télécom en place du client.

Ces abonnements sont donc majoritairement souscrits par des clients souhaitant recevoir ou effectuer des appels simultanés sur un même numéro et simplifier les connexions avec un seul et même lien physique.

L’ère « Internet Protocole Bas Débit»

Avec l’arrivée de l’Internet, via le protocole « TCP/IP » Trame Control Protocol/Internet Protocole, les premières offres « Bas Débit » « grand public » ont vu le jour. La technologie consistait à transmettre les informations via un équipement « MODEM » (MODulation DEModulation de fréquences)  avec l’opérateur Internet, en utilisant la ligne téléphonique en place pour les appels voix en RTC. Néanmoins, lors de la navigation Internet, la ligne était occupée par le MODEM et on ne pouvait appeler ou être appelé en même temps que l’on surfait sur Internet.  De plus, la vitesse de navigation était limitée par la capacité du réseau RTC . Cette technologie était souvent appelée « Bas Débit »

IP  Internet Protocole « Tout IP» ou « FULL IP » en anglais

La Technologie et les offres dites « xDSL » Digital Subscriber Line (ADSL, SDSL, etc.) ont étés conçues pour résoudre les limitations du réseau RTC : Les communications Internet IP ne passent plus par le réseau RTC des opérateurs, mais par des liens IP tout en conservant le protocole « TCP/IP » fibre  permettant un débit bien plus performant, mais aussi de faire passer la voix « VoIP » via différents protocoles (H323, SIP)  et les informations numériques en même temps. Le xDSL, dans un premier temps, utilise l’accès RTC jusqu’au DSLAM (Digital Subscriber Line Access Multiplexer), cet accès allant de la prise téléphonique au DSLAM est appelée la « boucle locale ». Le DSLAM est un nœud de raccordement des abonnés à proximité à partir duquel l’opérateur Internet raccorde via un lien fibre ses abonnés vers sont réseau.

Au fil du temps, la boucle locale est remplacée par un accès fibre.

De ce fait, progressivement, le réseau parallèle et historique RTC s’en est trouvé délaissé (les appels voix particuliers ne passant plus par ces réseaux trop limités et coûteux). Nous entrons donc dans l’ère et la technologie dite « tout IP ».

Les opérateurs annoncent donc le début de la « fin du RTC » d’ici 2018. Mais ça, c’est une autre histoire que nous aurons le plaisir de vous raconter…

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