Téléalarme / Télésurveillance

La téléalarme et la télésurveillance d’ascenseurs ont subi au fil des années une évolution liée à la technologie et à la recherche des fabricants du secteur.

Au début, l’ascenseur ne possédait aucun système permettant à une personne bloquée en cabine d’alerter de sa mésaventure. Par la suite, des systèmes d’alarmes ont été introduits dans les cabines d’ascenseur sous forme de clochettes ou de sonnettes. Des systèmes assez efficaces lorsque les immeubles avaient des gardiens ou bien lorsque les ascenseurs étaient manœuvrés par des valets.

L’apparition du téléphone dans les cabines a été, pour la première fois en 1909, dans l’immeuble 41-Singer à New York City. Le « liftier » avait une liaison téléphonique avec la réception de l’immeuble.

Ce même système a permis par la suite, dans les immeubles d’habitation, de raccorder la cabine à la loge du gardien.

La généralisation des lignes téléphoniques et l’apparition de petits immeubles sans gardien ont donné lieu à un nouveau mode d’assistance. Ce mode a consisté cette fois au raccordement d’un simple téléphone en cabine avec un ou deux numéros préprogrammés qui permettait d’appeler directement l’ascensoriste. À cette époque, nous étions encore loin d’avoir un téléphone portable en poche.

Pour répondre aux exigences de plus en plus grandissantes de construction d’immeuble et par conséquent d’ascenseurs, les fabricants ont été amenés à inventer des systèmes automatisés pour détecter les pannes éventuelles et relier le tout à l’ascensoriste par des transmetteurs. Des frontaux de réceptions, dédiés et propriétaires, permettaient de dialoguer via le réseau téléphonique, avec ces systèmes et interpréter la nature de la panne. Ceci a donné naissance à la télésurveillance de l’ascenseur par des centres d’appels spécialisés.

En combinant la téléphonie en cabine et les systèmes de transmission des données, les fabricants ont donné naissance à la téléalarme. Un système permettant d’appeler le centre d’appel avec une reconnaissance automatique du site tout en ayant la possibilité de superviser la ligne, la tension du secteur et la batterie.

Chaque fabricant a son propre modèle et par conséquent son propre frontal de réception. A l’origine, les frontaux de réception étaient encombrants et dédiés à chaque marque. Dans les centres d’appels, il y avait autant de frontaux et de lignes de réceptions, que de marques, voire de modèles.

Avec les avancées technologiques, nous disposons aujourd’hui de systèmes multi-protocoles, compatibles avec la majorité des langages des fabricants et ainsi avoir un seul frontal de réception pour tous les transmetteurs. De tels systèmes permettent de rationaliser l’infrastructure informatique tout en garantissant une meilleure résilience et une plus grande performance.